Liberté d’expression: Que dit le ministre Charles Wright ?

Le ministre de la justice et des droits de l’homme a présenté ses vœux de nouvel an ce vendredi 05 janvier 2024 au tribunal Ad hoc de Kaloum à l’ensemble des acteurs de la justice Guinéenne. La Garde des Sceaux a mis l’occasion à profit pour rappeler les règles et les principes de droits de l’homme notamment la liberté d’expression et l’accès à l’information et la restriction des réseaux sociaux . Pour Charles Wright, l’exercice de la liberté d’expression et de l’accès à l’information sont deux notions confuses pour certains.

« L’exercice de la liberté d’expression et l’accès à l’information sont deux notions confuses. Je sollicite à ce que vous voyez pour connaître les réalités des autres pays avant de parler du nôtre parce que cette comparaison nous permettra de prendre le paramètre du juste milieu. J’ai dit au président de la République et au membre du gouvernement que lorsqu’on gère un pays on ne doit pas fuir des débats et on ne doit pas garder le silence. Il faut aborder le sujet et poser le diagnostic pour pouvoir avancer. Mr le bâtonnier le droit à l’information c’est la possibilité de donner l’information à tous les citoyens ce n’est même pas les journalistes seulement d’accéder à l’information publique auprès de tous les services ce n’est pas un droit ou le monopole appartient aux journalistes que ça soit clair pour tout le monde. Tout citoyen ayant besoin de l’information concernant le service public a droit à accéder à cela à la limite près des exceptions du secret d’État . Les gens pensent que les droits de l’homme c’est seulement l’État alors que les droits de l’homme signifient aussi de respecter la loi mais on occulte cette partie pour dire toujours que pour percevoir les droits de l’homme comme la perception obligatoire vis à vis de l’Etat . La loi sur la liberté de la presse est très claire. En Guinée la presse se crée librement j’ai appris qu’il y a une panoplie de presse en ligne en Guinée et personne ne peut dénouer cela . Au-delà de ça, le principe est très clair nulle ne peut restreindre cette liberté de la presse sauf pour deux raisons majeures donc quand nous parlons des principes qu’on essaie de ne pas occulter les exceptions sinon vous prendrez les principes comme les règles alors que c’est l’exception qui confirme les règles. Nous avons prévu une rencontre avec les hommes de médias la semaine pour venir discuter en tant que ministre des droits de l’homme vous voulez exercer votre droit je suis d’accord mais l’exercice pose problème parce que la liberté d’expression ne doit pas porter atteinte à la dignité des personnes vous êtes un père de famille on dit que Mr le bâtonnier est ceci dans un studio alors que vos parents et amis écoutent et les gens ont confiance à vous. Beaucoup prennent aujourd’hui le micro ne sont pas  journalistes ils n’ont pas appris l’éthique et la déontologie cependant on les laisse les micro (…) Ça ce n’est pas la liberté d’expression c’est l’abus de l’exercice. Mr le bâtonnier j’aurais souhaité que vous rappeliez aux hommes de médias leurs responsabilités sociétales »

Plus loin, il dit que « L’État est en droit de restreindre lorsque l’exercice des libertés porte à l’atteinte grave à la paix et à la quiétude»
Par ailleurs, Alphonse Charles Wright a également sollicité au bâtonnier de rappeler aux hommes de médias leurs sens de responsabilité.

Fatoumata Camara

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