Les responsables de Radios protestent contre le brouillage des ondes

Les ondes de certains médias comme Djoma médias et Fim Fm sont partiellement brouillées depuis le week-end dernier. Ce qui n’est pas une première fois dans le milieu médiatique Guinéens. Interroger ce lundi, le directeur de l’information de Djoma médias, Aboubacar Condé condamne cet acte et affirme qu’ils se réservent le droit de saisir les juridictions compétentes contre X par rapport à ces perturbations des fréquences.

« Nous avons commencé à remarquer le brouillage de la fréquence de notre radio hier dimanche aux environs de 21 heures, quand je rentrais à la maison, j’écoutais la radio dans la voiture et j’ai remarqué que la voix passait sous forme hachée, c’est-à-dire, dans une phrase, vous pouvez capter deux ou trois mots et le reste rien. J’avais imaginé que c’est le courant qui était parti. Et ce matin, j’ai remarqué la même chose, je suis allé sur la fréquence de Fim Fm, c’était le même constat, chez les autres par contre non. C’est ainsi, j’ai appelé le président de la Haute autorité de la communication, il m’a répondu que oui ça arrive, mais ce qui fatigue la Hac, au niveau des autorités, est que la Hac n’a toujours aucun répondant avec les officiels. Il a donc promis d’adresser un courrier à LARPT, l’autorité de régulation des postes et télécommunications. Depuis hier, à 21heure jusqu’à maintenant, nous sommes victimes du brouillage. C’est quand même quelque chose de dramatique. On n’a constaté la restriction des réseaux sociaux, et aujourd’hui, ces différentes plateformes d’échanges et de communication sont devenues importantes dans la vie de tout un Guinéen, et maintenant, on assiste au brouillage des médias. Mais le plus anormal dans tout ça, on ne vous prévient pas, on ne vous reproche rien, vous n’avez aucune notification de qui que ce soit pour dire que c’est à cause d’une telle émission ou d’une information passée dans le JT. C’est dans cette perspective que l’union des radios et télévision libres de Guinée a annoncé plusieurs mesures notamment : une manifestation prévue demain mardi. Et cette fois-ci pas par l’ensemble des journalistes, mais plutôt par des responsables. Nous nous réservons de droit de saisir les juridictions compétentes contre X par rapport à ce brouillage. Ceux qui sont responsables doivent savoir que la Guinée de 2023 n’est plus celle de 1993, on ne peut pas accepter qu’on nous fasse reculer « .

Si rien n’est fait d’ici demain, l’union des radios et télévision libres de Guinée compte boycotter toutes les activités administratives. A annoncé le président Aboubacar Camara dans l’émission comprendre l’actualité sur Sabari Fm.

Fatoumata Camara

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