Kankan : la traque contre les pharmacies clandestines continue.

Dans la matinée de ce mercredi 22 novembre 2023, les autorités militaires, sanitaires, judiciaires de Kankan, ont procédé à la saisie de plusieurs médicaments impropres à la consommation au marché « Djaka », sis en plein cœur de la ville de Kankan. Bafodé Condé, directeur préfectoral de la santé de Kankan, explique.
« Tout a commencé par une réunion dans le bureau du gouverneur, qui a donné des instructions de venir sceller toutes les boutiques contenants des produits pharmaceutiques illicites. Sur ce, une mission était venue pour ça, et on n’a pas fait une réunion dans le bureau du procureur qui a fait appel aux forces de sécurité, a fin que les huissiers soient présents pour défoncer les portes des boutiques dans lesquels il y a des médicaments illicites. Ce matin, nous sommes là dans cette dynamique, et on n’a commencé à défoncer les portes, et les médicaments qu’on n’a trouvés, nous sommes en train d’embarquer et mettre à la disposition de la justice, en suite les détenteurs de ces boutiques vont répondre devant la loi. Ce qui se passe à Madina, Labé, N’Nzérékoré, doit se passer ici. Ce matin, nous sommes là dans cette dynamique, et on n’a commencé à défoncer les portes, et les médicaments qu’on n’a trouvés, nous sommes en train d’embarquer et mettre à la disposition de la justice, en suite les détenteurs de ces boutiques vont répondre devant la loi.
Fallou Doumbouya, est procureur général de la cour d’appel de Kankan ajoute que  «Suivant les dispositions de l’article 75,85,87,91,95 de la loi 024/AN1/2018, relative aux produits pharmaceutiques et à l’exercice de la profession médicale en république de Guinée, j’ai donné des instructions au procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan de requérir la gendarmerie et la police pour enlever les produits innocents à la consommation sur le marché. Parce que pour avoir une pharmacie en Guinée, la loi pose des conditions. Il faut que la personne qui va ouvrir une pharmacie soit un pharmacien, reconnu par l’ordre national des pharmaciens de Guinée, être de nationalité guinéenne, et avoir un arrêté d’ouverture selon l’article 75, avoir aussi un arrêté d’exploitation. Tous les lieux où toute personne qui n’est pas titulaire de ces actes, j’ai demandé au procureur de procéder à l’enlèvement de ces produits, à leurs inventaires et placement sous scellés
 »


Kokoly joseph Kolié, correspondant régional à Kankan

Leave A Reply

Your email address will not be published.