L’Oprogem entre en guerre contre certaines catégories de musique

Une réunion s’est tenue ce mercredi au siège de l’Oprogem (l’office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs). Elle a regroupé les acteurs de la protection des bonnes mœurs. Le but de cette rencontre était d’échanger sur les contenus des musiques qui incitent à la dépravation. À la suite de cette rencontre, la directrice de l’Oprogem est sortie satisfaite. « Il y aura des recommandations pour qu’ensembles les œuvres musicales qui seront sur les plates-formes digitales, prochainement soient contrôlées par tous les acteurs pour la protection de nos bonnes mœurs. Les différents intervenants ont mis au-devant de la scène la sensibilisation. Parce qu’il y a certaines personnes qui ne connaissent qu’il y a un article de la loi qui réprime la tenue de nos bonnes mœurs. Donc, il faut faire de la sensibilisation » affirme la commissaire divisionnaire de police, Marie Gomez.

Au cours de cette réunion, les représentants des artistes compositeurs étaient présents. Pour régler cette situation de contenus inappropriés pour les bonnes mœurs, il faut déclarer les œuvres musicales au bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA). Mohamed Doudou Camara dit Doudou Beni, chargé de conflits et contentieux de l’union nationale des artistes et musiciens de Guinée affirme que « si l’œuvre est déclarée au BGDA, il n’y aura pas de problème. Il y a un service au bureau guinéen du droit d’auteur chargé d’écoute. Quand ils écoutent, ils peuvent valider ou dire de censurer certaines parties. À partir de là-bas, tu n’auras pas de problème. Mais tout artiste convoqué à l’Oprogem, ça veut dire que l’artiste n’a pas déclaré l’œuvre » affirme ce chanteur-compositeur

Il faut rappeler que ces derniers temps, plusieurs artistes ont vu leurs œuvres interdites par l’Oprogem pour atteinte aux bonnes mœurs.

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