Des jeunes activistes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont payé les frais à la suite de l’arrestation brutale par la police de leur leader, Oumar Sylla dit Foniké Menguè, le 5 juillet 2022, alors qu’ils étaient en réunion à leur siège à Kakimbo. Parmi ces jeunes, le cas de Mohamed Diop, connu pour son engagement pour la démocratie en Guinée, a attiré l’attention de notre rédaction. Investigations….

Selon plusieurs témoignages à Taouyah, dans la commune de Ratoma, où habite Mohamed Diop, des policiers sont allés à la recherche des complices et auteurs des publications sur les réseaux sociaux de l’arrestation violente et humiliante par la police du leader du Front National pour la Défense de la Constitution.

« Le Coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution, Oumar Sylla a fait des dénonciations sur le dysfonctionnement de la justice, notamment des agissements du Procureur Général Alphonse Charles Wright dans les traitements des dossiers judiciaires. Ces critiques ont conduit à son arrestation » Nous dit-on.
D’autres sources nous confient que pour la police, des photos et vidéos humiliantes de l’arrestation de Foniké Menguè qui ont été partagées partout notamment sur des réseaux sociaux, est une manière de salir l’image de la Guinée à la face du monde entier. Et que cela ne peut être tolérée.
Témoignage d’un voisin
« Dans leur recherche des complices du FNDC, le 10 juillet 2022, les agents de la police sont venus violemment arrêter Mohamed Diop à leur domicile à Taouyah, non loin du siège du FNDC pour le conduire au Commissariat de Taouyah et depuis ce jour, je n’ai pas vu Mohamed Diop de mes yeux. S’il vit ou pas, je ne sais pas » regrette-t-il.
En Guinée, les activistes de la société civile comme le FNDC sont au quotidien, victimes d’arrestations arbitraires, de tortures et de disparition forcée.
Bouba Soumah