La nomination de l’ancien ministre Alphonse Charles Wright à la tête de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) constitue un choix stratégique pour l’État, tant pour le traitement efficace des dossiers pendants que pour freiner la montée de la corruption au sein des structures publiques, en cette période de crise de liquidités, laquelle a pour corollaire des dépenses extrabudgétaires signalées par plusieurs experts.
On se rappelle qu’il y a trois ans, lorsqu’il occupait le poste de procureur général de la République, notre pays était très respecté dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. Les agents de l’État, y compris les ministres, observaient alors une discipline budgétaire stricte, et « l’empereur des poursuites » régnait en maître.
Ces deux dernières années, la CRIEF avait perdu une grande partie de son influence sur le terrain, et des scandales ont éclaté un peu partout, avec des montants faramineux, au détriment du contribuable et du développement de notre pays.
Ce retour triomphal est donc un signe d’espoir et de renforcement de la confiance, aussi bien auprès de la population que des partenaires techniques et financiers. Les observateurs les plus avertis saluent cette décision du Président de la République, visant à redorer le blason de cette institution qui inspirait confiance aux citoyens et suscitait la crainte chez les délinquants en col blanc.
Tout le monde sait à quel point ces fléaux ont contribué au retard socio-économique de notre pays.
Je souhaite bonne chance à ce grand patriote pour la réussite de cette exaltante mission. Que Dieu le guide et le protège. Amen.
Youssouf Camara, analyste politique