Procès des massacres du 28 sept 2009 : la sécurité des victimes préoccupe les activistes des droits de l’homme.

Une attaque est survenue ce 04 novembre dernier à la maison centrale de Conakry occasionnant l’exfiltration de quatre accusés en rapport avec le procès du 28 septembre. Pour comprendre le regard des victimes dans ce procès face à cette situation inquiétante, notre rédaction a tendu son micro à l’une des victimes dans cette affaire. Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’Homme a fait des recommandations à l’endroit des autorités.

Quelques jours après l’attaque intervenue à la maison centrale de Conakry faisant suite à l’exfiltration de quatre accusés liés aux événements du 28 septembre 2009. Depuis cette attaque de la maison carcérale dite la plus sécurisée du pays, les citoyens notamment victimes dans cette affaire sont partagés entre peur et inquiétude. Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’Homme affirme « que cela pose une question d’inquiétude, de sûreté et de sécurité des victimes, des témoins et acteurs impliqués à ce procès »

Par ailleurs, une loi allant dans le sens de la protection des victimes, a été promulguée à la veille de l’ouverture de ce procès historique. Étant l’une des victimes dans cette affaire, Mamadou Kaly Diallo affirme que cette loi souffre de quelques anomalies. « Un tel procès exige des garanties de sécurité des acteurs impliqués au procès. Nous avions salué une loi qui a été élaborée, promulguée à la veille de l’ouverture du procès visant la protection des victimes. Sauf que cette loi souffre d’un manque de décret d’application »

Afin de lier l’acte à la parole vis-à-vis de la protection de ces victimes, cet activiste des droits de l’Homme demande « aux autorités d’ouverture une commission d’enquête indépendante et impartiale qui pourrait en lumière tout ce qui s’est passé. Et surtout de garantir en tout lieu et en toute circonstance, l’intégrité physique et morale des personnes, d’être respectueux des questions de droits de l’homme »

À rappeler que cette attaque, survenue à la maison centrale de Conakry, a fait neuf victimes civiles et militaires. 

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